Sans lui, la livraison du dernier kilomètre serait tout simplement impossible. Si de nombreuses entreprises expérimentent actuellement des solutions autour de robots autonomes ou bien encore de drones, le livreur reste encore aujourd’hui et pour bon nombre d’années, l’élément essentiel de la livraison urbaine et responsable.

Sans pour autant remplacer la fonction de chauffeur-livreur, les tests menés actuellement Outre-Atlantique par les géants Amazon et FedEx autour de robots livreurs capables de vous livrer à votre porte, questionnent néanmoins sur l’évolution d’un métier encore bien trop souvent sous-estimé par les clients et employeurs eux-mêmes. Pourtant, sans Hommes, la livraison urbaine et responsable ne serait plus.

Depuis quelques années déjà, dans le sillage de l’explosion des plateformes numériques du dernier kilomètre, l’ubérisation des chauffeurs-livreurs agite le monde du transport et de la logistique. Une tendance socialement décriée qui aura néanmoins eu le mérite de mettre en avant des hommes et des femmes qui, de par leur fonction, s’illustrent non seulement comme les maillons incontournables d’une expérience client réussie mais aussi comme les garants de pratiques de livraison écoresponsables.

L’action humaine au cœur d’une livraison du dernier kilomètre écologique

Parmi ces pratiques figure en tête l’éco-conduite. De la préparation de son trajet à sa capacité à adapter sa conduite, le chauffeur-livreur doit être formé afin de devenir un éco-conducteur averti. Pression des pneus, conduite souple permettant d’éviter les sur-régimes et la surconsommation de carburant, réduction de la vitesse…

Correctement prises en considération, l’ensemble de ces pratiques permet de limiter l’émission de gaz à effet de serre et de diminuer le risque d’accident… des enjeux écologiques majeurs placés entre les mains du chauffeur-livreur.

Le garant d’un service à forte valeur ajoutée

Parallèlement, dans certains secteurs tels que l’alimentaire, le respect des normes de traçabilité s’avère particulièrement sensible. Être capable de faire appliquer les règles d’hygiène au cours des opérations de transport de produits alimentaires sous température dirigée ne s’improvise pas.  Le respect de la chaîne du froid et avec lui la connaissance des conditions de stockage et de transport de denrées réfrigérées nécessite rigueur et réactivité.

Une rigueur que l’on retrouve également chez les acteurs de la santé. Le transport de médicaments, prélèvements biologiques, produits sanguins, vaccins mais également le contact avec les patients représente pour ces derniers, des enjeux colossaux. Assurer la parfaite maîtrise des conditions et règles de prévention sanitaire durant ces opérations à forte valeur ajoutée requiert formation et expertise.

Ici encore, c’est bien le chauffeur-livreur, de par son engagement et ses connaissances, qui sera capable, sur le terrain et au plus près du client final, de mettre en pratique le pilotage de ces activités stratégiques.

Des transporteurs engagés pour leurs clients et leurs salariés

Mettre en lumière la valeur travail et l’engagement de ces hommes et ces femmes en leur offrant des conditions de travail satisfaisantes sont indéniablement les bases d’une expérience du dernier kilomètre réussie à la fois pour le transporteur, le donneur d’ordres et le client final.

Concrètement, le développement de ce capital humain passe par des entreprises de transport capables d’initier et d’appliquer une politique RH axée sur la formation, le développement des compétences et le bien-être de ses collaborateurs. Autant de leviers qui placent l’Homme et sa qualité de service au cœur de la livraison urbaine.

Source :

Référentiel de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) en logistique : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/referentiel-responsabilite-societale-des-entreprises-rse-en-logistique

http://www.lefigaro.fr/conso/2019/03/09/20010-20190309ARTFIG00011-dernier-kilometre-amazon-et-fedex-testent-leurs-robots-livreurs-autonomes.php